Thérapie psychocorporelle

La psychothérapie est une méthode qui vise à soigner (thérapie) la psyché (psycho), l’esprit. C’est une méthode qui a pour objectif de guérir les traumatismes, les blessures du passé qui continuent à œuvrer consciemment ou inconsciemment dans la vie du sujet.

C’est un processus de transformation, un véritable cheminement personnel qui vise à devenir soi‑même à se réconcilier avec la vie. C’est un chemin vers la confiance en soi, l’amour de soi et l’ouverture aux autres.

Toute personne quel que soit son âge, son milieu social, sa difficulté ou sa vie peut entreprendre une psychothérapie. Il existe des pratiques différentes mais toutes visent finalement le même objectif, celui de soulager l’être humain de sa souffrance. Est thérapeutique, tout ce qui permet à l’être humain d’aller vers plus de vie en lui, vers plus d’amour pour lui‑même.

C’est un espace neutre, hors du quotidien, pour se poser, se déposer, prendre un temps de pause sur soi‑même et sur sa vie. C’est un lieu où l’on peut s’interroger, remettre en question ce que l’on vit, sortir ses émotions sans tabou, sans non‑dit ; où l’on peut tout dire même ce qui peut paraître honteux, difficile ou complètement fou. Tout peut être dit en thérapie dans la limite du respect de soi‑même et du thérapeute. Tout ce qui émerge en thérapie dit quelque chose d’une recherche vers plus d’humanité.

Au fur et à mesure de son processus thérapeutique, la personne va pouvoir se dire, s’exprimer, mettre des mots sur ce qu’elle ressent, sur ce qu’elle n’a jamais pu dire ou oser dire. Petit à petit la personne prend conscience de son histoire, de son fonctionnement. Elle fait des liens avec son histoire passée et sa vie aujourd’hui. Elle comprend (prendre avec) que son mal‑être aujourd’hui est lié à des intrications familiales compliquées, des secrets de famille, des répétitions transgénérationnelles.

La prise de conscience est le premier pas vers la mise en sens de ce que l’on vit, ce qui va aider à donner un sens à sa vie. Au cours du processus thérapeutique, la personne est de plus en plus en contact avec son enfant blessé. Petit à petit, l’émotion émerge. La colère jamais exprimée s’extériorise, se crie ; les larmes peuvent sortir, le désespoir peut se dire. Et toutes ses émotions enfouies qui refont surface permettent de nettoyer de l’intérieur, le corps et le cœur du petit être en chacun. Car c’est surtout l’enfant blessé en l’adulte qui s’exprime dans la thérapie. Cet enfant que l’on n’a peut‑être pas entendu, que l’on a peut‑être nié, négligé, oublié et qui à besoin d’être entendu, compris, réconforté, consolé, nourrie par le regard et par les mots.

Qu’est‑ce que l’Analyse Psycho Organique ?

Cette formation à la psychothérapie est un travail d’aller‑retour entre la psyché et le soma, entre l’inconscient et le corps. Corps et esprit sont indissociables ; c’est dans le corps que viennent se loger les émotions enfouies, les traumatismes et les blessures du passé. C’est dans le corps que l’inconscient s’incarne. Les prises de conscience sont nécessaires mais elles ne suffisent pas pour modifier la réalité d’aujourd’hui. C’est la libération des émotions enkystées dans le corps qui va permettre d’aller petit à petit vers plus de vivant en nous et permettre ainsi d’incarner nos désirs. Le corps à une mémoire cellulaire, kinesthésique et c’est cette mémoire que la thérapie réveille.

La méthode thérapeutique de l’Analyse Psycho Organique est donc fondée sur un aller‑retour permanent entre ce qui est nommé, parlé et les sentiments et sensations qui y sont associées dans le corps. L’essentiel est de réunifier les différentes parties de soi (imaginaire, symbolique, réel, esprit, corps, âme, conscient, inconscient, masculin, féminin…) pour aller vers plus d’unicité et d’authenticité. Le psychothérapeute formé à l’Analyse Psycho Organique est particulièrement vigilant et attentif à ce que l’on appelle le contre‑transfert organique c’est‑à‑dire à ce qu’il ressent dans son corps en relation avec la personne. C’est un peu ce que l’on pourrait appeler « la boussole » du thérapeute ; c’est son ressenti qui va lui permettre de s’orienter et d’être au plus juste dans son accompagnement.

Comment se déroule une séance ?

La méthode thérapeutique est fonction de la demande de la personne et de ce qu’elle amène comme problématique ou comme désir de changement. Les séances peuvent se dérouler en face‑à‑face : la personne est face au thérapeute et s’exprime. C’est en général ce qui se passe dans les premières séances pour qu’une relation de confiance s’installe. Le travail en face‑à‑face est intéressant pour tous ceux qui ont besoin du regard de l’autre, pour qui la relation à l’autre est difficile et qui ont besoin d’être soutenu dans ce qu’ils vivent.

Le travail peut aussi se faire allongé. J’invite alors la personne à prendre contact avec son corps, avec sa respiration, avec le flot de la vie, avec son cœur qui bat pour aller puiser en elle là où il y a des émotions bloquées et qui l’empêche d’être dans la joie de vivre et d’exister pleinement. C’est une façon de plonger en profondeur dans l’inconscient « incorporé » (dans le corps).

Mais plus que la méthode thérapeutique, c’est la qualité de la relation thérapeutique qui va permettre de reconstruire le lien à l’autre, lien fondamental pour que la personne puisse se sentir reliée à soi, à l’autre, à la vie. L’attitude bienveillante et empathique du thérapeute est fondamentale. Les interventions du thérapeute sont là pour guider la personne sur son propre chemin, pour l’aider à trouver ses propres réponses.

Le thérapeute est là pour mettre des mots, aider à la conscientisation, recentrer la personne vers son intériorité, son essence, ce pourquoi elle vient en thérapie. Il est garant du cadre thérapeutique et de l’efficacité thérapeutique.

Pour que la thérapie fonctionne vraiment, l’espace thérapeutique a besoin d’être nourri par des regards, une présence, des mots qui vont permettre de retisser le lien à soi‑même et aux autres.

Pourquoi consulter ?

On consulte avant tout parce que l’on souffre. La souffrance est multiple et fonction de chacun, de sa vie et de sa nature. Quelles que soit sa forme et son intensité, le symptôme est le signe d’un manque à être, d’une impossibilité à exister pleinement. Le tout petit est à l’œuvre dans l’adulte, et c’est pour se protéger, pour « survivre psychiquement » que l’humain met en place très tôt des mécanismes de défense qui peuvent lui être néfastes et inadaptés lorsqu’il est adulte.

Tout mal‑être dit quelque chose d’une impossibilité de sentir son entièreté, une impossibilité de sentir ce que Françoise DOLTO a appelé « le sentiment de soi ».

Modalités

Consultations Paris et région parisienne
en cabinet, par Skype ou par téléphone

1 heure : 70 €

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